La loi Léonetti - Claeys

09/03/2016 13:06

La loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades en fin de vie est
méconnue par nombre de nos concitoyens.

Elle interdit tout acharnement thérapeutique et oblige le médecin à soulager les malades en fin de vie sans pour autant provoquer intentionnellement la mort.

Cette loi permet à ces malades de mourir dignement et sereinement.

Rappel du contexte législatif:

  • l’acharnement thérapeutique est formellement condamné, le médecin doit arrêter tout traitement déraisonnable qui maintient artificiellement la vie.
  • le soulagement des douleurs est obligatoire : le médecin dispose pour cela d’un arsenal médicamenteux qui lui permet de soulager douleurs et anxiété.
  • Si un malade exprime le souhait d’arrêter les traitements, le médecin doit respecter sa volonté. Il doit toutefois poursuivre le soulagement de la douleur.
  • Tout malade peut faire connaitre par écrit ses directives anticipées concernant une éventuelle limitation ou arrêt de traitement afin de ne pas subir d'obstination déraisonnable. Elles sont obligatoirement consultées avant toute décision.
  • Si un malade en fin de vie ne peut s’exprimer, sa personne de confiance ou, à défaut l’entourage, peut témoigner de ce qu’aurait été sa volonté. Après en avoir pris connaissance, le médecin doit alors consulter l’équipe soignante, puis un confrère, avant de prendre la décision d’arrêter les traitements visant à prolonger la vie. Il doit, là encore, poursuivre les médicaments soulageant la douleur.

La loi a été a été modifiée le 02 février 2016 suite aux propositions du rapport Léonetti-Claeys. Les principaux changements sont :

 
  • L'hydratation et l'alimentation sont considérées comme un traitement "pour un patient atteint de maladie grave et incurable" et peuvent ainsi être arrêtées comme n'importe quel autre traitement. En effet, un apport d'eau et d'alimentation peut devenir délétère pour la personne en fin de vie et provoquer une aggravation des symptômes. 

Egalement les explications du docteur Bernard Devalois du service de médecine palliative du CHRD de Pontoise : Voici les explications du docteur Bernard Devalois du service de médecine palliative du CHRD de Pontoise : 

  • Une sédation profonde et continue jusqu'au décès est possible à condition que le stade de la maladie soit incurable et des symptômes réfractaires persistent malgré les traitements. Explications sur la sédation : Qu'est ce que la sédation ?
Pour avoir plus d'éléments sur cette nouvelle loi rendez-vous sur le site de la SFAP (société Française d'Accompagnement et soins Palliatifs) : www.sfap.org
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